9.9.08

{ fatalisme } A G A I N . this fire is out of control

LUNDI, je reçois un appel de ma colocataire, elle est avec les pompiers. Elle est avec les pompier devant notre bloc appartement. Elle est avec les pompiers devant notre bloc appartement qui brûle. SHIT.

Au début, je n'ai pas peur, je suis seulement estomaquée. Je sent l'ironie à cent milles à la ronde. Je sens l'adversité qui s'abat et ça me donne envie de sourire.

OK. Calmes-toi, je suis là dans 20 minutes.
Calmes-toi, j'arrive.

Je suis énervée, j'ai envie de rire dans le métro, d'annoncer la nouvelle à tout le monde. C'est in-cro-ya-ble. Tellement que s'en est marrant.

J'arrive là-bas : blablaba, pompier, croix rouge, ceci est arrivé, cela va se faire pour ce soir, autobus des sinistrés, monologue d'un pompier, bagages, hôtel payé pour deux nuits.

on enmène le mexicain avec nous en faisant croire qu'il louait une chambre chez nous ( après tout, on se comprend mieux entre réfugiés-sinistrés )+( j'avais bien envie de dormir avec lui )

Bref, boire du vin pour décompresser ( je ne suis pas si compressée, mais bon, mes colocs un peu plus ) et aller travailler avec pas beaucoup de sommeil dans le corps.


UNE MAUDITE HISTOIRE DE F O U S.

Après, avec quelques verres dans le nez, i tried to explain to the mexican, bravo à moi, comment ça fonctionne dans ma tête.

Ça s'est terminé dehors sous la pluie, avec moi qui pleurait et qui essayait de dire à quel point, dans le monde, les gens sont froids et détachés les un des autres. A quel point la guerre me dégoute et m'effraie. C'est vrai, je suis totalement incapable de regarder un film de guerre sans me sentir toute à l'envers.

Le mexicain me regardait pleurer de rage et de peur devant les atrocités et les injustices du monde, il comprenait. Enfin je crois. ( je tiens à préciser qu'à ce point de la soirée je ne pensais plus du tout au feu, mais bien seulement à l'injustice en général )

Je vous aime tous autant que vous êtes.

Je suis humaine.

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